cette organisation parapolitique entend se faire une place dans un environnement déjà fortement marqué par les mouvements associatifs et politiques.
Créé le 14 mars 2026 et basé à Bouaké, le MOHPAG se présente comme un mouvement national parapolitique engagé dans la préservation des acquis du gouvernement.

Face à la presse, les responsables du mouvement ont expliqué leur volonté de contribuer activement au développement de la Côte d’Ivoire à travers des actions de sensibilisation, d’information et d’encadrement des populations.
Selon ses initiateurs, le MOHPAG poursuit deux objectifs majeurs : défendre les réalisations du gouvernement auprès des populations et accompagner le développement local grâce à une collaboration de proximité avec les autorités administratives et politiques.
Préserver la paix et renforcer la cohésion sociale
Dans un contexte marqué par les enjeux électoraux et les tensions sociopolitiques récurrentes, le mouvement entend placer la paix et la cohésion sociale au cœur de ses priorités.
Le président du MOHPAG, Diakité Mory, a insisté sur les défis auxquels le pays reste confronté durant les périodes électorales.
« La stabilité politique et institutionnelle demeure un enjeu majeur pour le développement de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, les périodes électorales, censées être des moments d’expression démocratique et de consolidation de la paix, sont marquées par des tensions sociopolitiques, des violences et des crises postélectorales », a-t-il déclaré.

Pour les responsables du mouvement, ces crises fragilisent la cohésion nationale, affectent la confiance des populations envers les institutions et ralentissent les efforts de développement entrepris par l’État.
Les acquis de la gouvernance Ouattara mis en avant
Le MOHPAG a également salué les avancées enregistrées sous la gouvernance du Président Alassane Ouattara. Parmi les acquis évoqués figurent la croissance économique, la modernisation des infrastructures, l’amélioration du climat des affaires ainsi que les progrès réalisés dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’énergie et de la sécurité.
Les responsables du mouvement estiment toutefois qu’une partie importante des populations, notamment les jeunes et certaines communautés rurales, demeure insuffisamment informée sur les réformes et projets engagés par le gouvernement.
Selon eux, ce déficit d’information ouvre parfois la voie à la désinformation, aux discours extrémistes et aux manipulations politiques, particulièrement en période électorale.
Un accent sur l’organisation des acteurs de développement
Au-delà du volet politique, le MOHPAG souhaite aussi intervenir dans l’accompagnement des acteurs locaux de développement, notamment les jeunes et les femmes.
Le mouvement déplore plusieurs insuffisances, parmi lesquelles le manque de formation, la faible maîtrise des procédures liées aux partenaires de développement, ainsi que l’absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation.

À travers ses actions, le MOHPAG ambitionne notamment d’aider les organisations locales à mieux se structurer afin d’obtenir une reconnaissance officielle auprès des institutions étatiques et des bailleurs nationaux et internationaux.
Au terme de son discours, Diakité Mory, le président du MOHPAG a insisté sur le fait que le mouvement n’appartiendrait à aucun parti politique. Il est « une sorte de pont entre le gouvernement et la population ».
Avec cette sortie officielle, le MOHPAG affiche clairement son ambition de s’imposer dans l’espace socio-politique ivoirien. Un environnement déjà occupé par de nombreuses organisations de la société civile et ONG actives depuis plusieurs années.
Le mouvement devra ainsi convaincre de sa capacité à se démarquer dans un contexte où la question politique reste souvent perçue comme un facteur de division et de tension sociale. Entre promotion de la paix, valorisation des actions gouvernementales et accompagnement du développement local, le MOHPAG joue désormais sa carte sur l’échiquier national.
Démostaine et E.K