Derrière la promesse de crédits faciles, les applications de prêts en ligne proposaient des taux exorbitants, plongeant les emprunteurs dans un cycle de dettes sans fin. Les victimes, incapables de rembourser, faisaient l’objet de pressions multiples : appels incessants, SMS menaçants et, dans certains cas, menaces de mort.
Les plaintes des victimes entendues
Face à ces abus, de nombreux usagers ont saisi la PLCC , structure technique de l’Agence Nationale de la Sécurité de l’Information (ANSSI). Les enquêtes menées ont conduit à l’interpellation d’une vingtaine de personnes impliquées, dont O.I.R, B.N, A.O, A.K.M, G.J.E, A.A.O, G.B.M, A.E.J, A.A.F, D.T.A, Y.A.Y, T.R.E, N.A.I, D.S.Y, O.G.E, N.F.Y, D.A.J, T.Z.C, B.T.M et bien d’autres.
Un réseau bien organisé
Les mis en cause ont reconnu avoir opéré à travers plusieurs applications frauduleuses : « Flèche Prêt », « Finance Quotidienne », « Wave Prêt » et « Crédit Max ». Ces plateformes servaient de façade à un système illégal, reposant sur l’exploitation des données personnelles et l’extorsion par intimidation.
Déférés devant le parquet, les suspects devront répondre de prêts usuraires sur Internet, vol de données à caractère personnel et menaces via un système d’information.
L’affaire, désormais entre les mains de la justice, illustre la détermination des autorités à assainir le cyberespace et à protéger les consommateurs ivoiriens.
E. Kuyo