Une disparition annoncée par un proche du football ivoirien
« C’est un soir du 26 octobre, notre cher Baba s’est endormi pour toujours. Ce samedi 25 octobre, le Baobab de la fratrie Touré a décroché les liens de cette terre », a écrit Copa Barry. Laissant ainsi transparaître toute la douleur d’un ami de longue date de la famille Touré. Il a aussi salué la mémoire d’un homme respecté et profondément attaché aux siens.
Ancien coéquipier de Kolo et Yaya en équipe nationale, Copa Barry a tenu à partager cette peine avec le public ivoirien et les passionnés du ballon rond :
« La peine que ressentent les Touré est également la mienne »,
a-t-il confié, avant d’appeler la communauté sportive à s’unir dans la prière.
« Je vous invite, où que vous soyez, à vous unir à moi pour présenter nos sincères condoléances à la famille Touré. Prions ensemble pour le repos éternel de l’âme de notre cher Papa. »
Un père, un repère, un pilier discret
Originaire de Katiola, Mory Touré était issu d’une famille respectée. Son père fut chef de village, et sa mère, native de Kouto (dans la région de Boundiali), appartenait à la grande famille Dembélé.
Père de dix enfants, dont trois filles et sept garçons, il incarnait les valeurs de rigueur, d’humilité et de solidarité qu’il a su transmettre à ses enfants — valeurs qui ont marqué le parcours exceptionnel de Kolo et Yaya, figures emblématiques du football africain.
Le décès de Mory Touré laisse un vide immense dans la sphère familiale et sportive ivoirienne. Mais son souvenir restera vivace à travers l’exemple de ses fils, dont la carrière a fait rayonner la Côte d’Ivoire sur la scène mondiale.
Dans le cœur des Touré comme dans celui des Éléphants, le Baobab s’est couché, mais ses racines demeurent.
E. Kuyo