Issia : une jeune femme tuée dans une rizière, la Gendarmerie lance une vaste enquête
L e village de Zakroguhé, dans la sous-préfecture de Tapéguia (département d'Issia), est sous le choc après la découverte du corps sans vie d'une jeune cultivatrice de 24 ans. Les circonstances de ce meurtre, commis en pleine journée, font l'objet d'une enquête approfondie des services de la Gendarmerie nationale.
Ce qui devait être une journée ordinaire dans les champs s'est transformé en véritable tragédie. Le mercredi 15 juillet 2026, GABA Walibe Natacha, connue sous le prénom de Léoccadie, s'est rendue dans sa rizière comme à son habitude. Quelques heures plus tard, son corps sera retrouvé sans vie, portant de nombreuses blessures provoquées par un objet tranchant.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le drame se serait produit aux environs de 14 heures. Alertée par des appels au secours provenant de la rizière voisine, une cultivatrice s'est immédiatement dirigée vers les lieux. Elle y découvre la jeune femme allongée dans une mare de sang. Bouleversée, elle alerte aussitôt la chefferie du village, qui informe les autorités administratives.
Des constatations qui témoignent de la violence des faits
Les premiers examens réalisés par les agents de santé du Centre de santé urbain de Tapéguia font état de profondes blessures à la base du crâne et à l'épaule droite. Les enquêteurs relèvent également plusieurs lésions importantes ainsi que la section de deux doigts de la main droite.
Les constatations médico-légales effectuées sur place n'ont, en revanche, révélé aucun élément permettant de conclure, à ce stade, à une agression sexuelle. Les circonstances exactes du crime demeurent donc à établir.
Les experts de la Gendarmerie mobilisés
Dès l'annonce du drame, les services de la Gendarmerie nationale ont déployé un important dispositif sur les lieux. L'Adjoint au Commandant de Compagnie, le Commandant de Brigade, des éléments en visite de secteur ainsi que le Technicien en Identification Criminelle de Proximité (TICP) ont procédé aux premières constatations techniques.
Afin de renforcer les investigations, l'Institut de Criminalistique de la Gendarmerie Nationale (ICGN) a également été saisi pour exploiter les indices recueillis sur la scène du crime.
Sur instruction du Procureur de la République, le corps de la victime a été transféré à la morgue de Tapéguia pour les besoins de l'enquête.
L'hypothèse d'un homicide privilégiée
À ce stade des investigations, les premiers éléments recueillis orientent les enquêteurs vers un homicide perpétré à l'aide d'une arme blanche ou d'un objet tranchant. Aucun suspect n'avait été officiellement interpellé au moment où nous mettions sous presse.
Les investigations se poursuivent afin d'identifier le ou les auteurs de ce crime et de déterminer les circonstances précises ayant conduit à la mort de la jeune femme.
Une affaire qui ravive les préoccupations sécuritaires
Au-delà de l'émotion suscitée à Zakroguhé et dans les localités environnantes, cette affaire remet en lumière la question de la sécurité des personnes dans les zones rurales. De nombreux agriculteurs travaillent quotidiennement dans des plantations ou des rizières isolées, parfois sans possibilité d'obtenir rapidement de l'aide en cas de danger.
Les populations espèrent désormais que l'enquête permettra d'établir toute la vérité sur ce drame et que les auteurs, une fois identifiés, répondront de leurs actes devant la justice. Ce nouveau crime relance également le débat sur le renforcement des dispositifs de sécurité destinés à protéger les biens et les personnes sur l'ensemble du territoire national.
Alphonse Kouamé
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