Arrestations jugées arbitraires après une nuit de violences
Autour de son président exécutif, le professeur Sébastien Dano Djédjé, la direction du parti a exprimé sa vive inquiétude après les interpellations de la nuit du 2 au 3 août. Des figures du parti, comme Pascale Zaholy (députée suppléante de Yopougon) ou encore Kado Gnegbré et Éric Kogo, auraient été arrêtées sans explication claire, et conduites vers des lieux inconnus, selon le PPA-CI.
Ces arrestations interviennent après des actes de violence à Yopougon, où des hommes armés ont attaqué un bus de la SOTRA et un véhicule de police, causant un blessé grave. Deux personnes ont été arrêtées sur place, et d’autres par la suite. Une enquête est en cours, selon le procureur.
Le PPA-CI affirme ne pas être lié à ces violences. « Aucun de nos militants n’a participé à ces actes », a déclaré Dano Djédjé, qui dénonce une tentative d’intimidation contre l’opposition, à quelques mois de la présidentielle d’octobre.
Le parti critique aussi le non-respect des règles légales lors des arrestations, et dit craindre une « dérive autoritaire » dans le pays. Il rappelle que la Côte d’Ivoire a reconnu la compétence de la CPI depuis 2013, et se réserve le droit de dénoncer ces faits auprès des organisations internationales.
Une marche pacifique empêchée ?
Une marche prévue par le PPA-CI le 2 août avait été reportée, officiellement à cause du manque de forces de sécurité mobilisées à Bouaké pour la fête de l’indépendance. Mais pour le parti, les violences à Yopougon auraient été orchestrées pour empêcher cette manifestation.
Le parti affirme avoir suivi toutes les démarches légales pour organiser cette marche pacifique et demande à ce qu’on le laisse s’exprimer librement. « Nous ne céderons ni à la peur ni aux manœuvres d’intimidation. Notre combat est celui de la démocratie et du respect de la Constitution », a conclu Dano Djédjé.
Alphonse Kouamé pour LEWI 24