
À l’origine du projet, le journaliste et réalisateur Serges Koléa porte une ambition claire : remettre en lumière la richesse de l’histoire ivoirienne, bien avant l’ère coloniale. Il rappelle que son travail s’appuie sur l’enquête journalistique et le désir d’explorer ces récits rarement valorisés.
L’équipe s’est ainsi plongée dans les traces de l’empire de Kong, une entité politique majeure structurée dès 1710 par son fondateur, l’empereur Sékou Ouattara. Le film lui rend hommage, tout comme à d’autres acteurs de cette période précoloniale.
L’empire de Kong, une dynastie et un héritage vivant
Le documentaire déroule les grandes étapes de cet empire influent : son émergence, son organisation interne, son apogée, puis son déclin.
Il met également en lumière des figures contemporaines issues de cette histoire, notamment Gaoussou Ouattara, gardien de la mémoire locale, engagé dans diverses initiatives culturelles et sociales.

Le long-métrage évoque par ailleurs le parcours du président Alassane Ouattara, présenté comme un descendant de cet héritage historique.
Une tournée pour partager l’histoire au plus grand nombre
L’aventure a démarré au cinéma Majestic Ivoire d’Abidjan, avant une séance spéciale au Palais de la Culture pour les étudiants. La route du film a ensuite mené l’équipe à Sinématiali, ville symboliquement liée à Kong.
Bouaké marque ainsi la quatrième escale de la tournée, avant un prochain arrêt prévu à Dimbokro.

Avec « Et si Kong m’était Ra-Kong-té », Serges Koléa invite les Ivoiriens à retisser les fils de leur passé. Une œuvre qui, projection après projection, bâtit un pont entre l’histoire ancienne et les acteurs d’aujourd’hui, afin que la mémoire de Kong continue de vivre et d’inspirer.