L’objectif est de renforcer la collaboration et de définir une feuille de route commune pour prévenir les violences.
Cette initiative du préfet de police, Maxime Mobio, menée avec l’accord du préfet de région, Fozié Tuo, a rassemblé des chefs d’établissement, des responsables éducatifs, des représentants des Comités de gestion des établissements scolaires (COGES), des parents d’élèves ainsi que les principaux responsables de la police locale.

Un état des lieux des incidents recensés
La séance s’est articulée autour d’une présentation assurée par les responsables policiers. Un état des lieux des cas de violences enregistrés en milieu scolaire a été dressé, suivi d’une analyse des faits. Sans avancer de chiffres précis, les autorités ont indiqué que plusieurs incidents avaient été signalés ces derniers mois, certains ayant nécessité des interventions rapides afin d’éviter des affrontements ou l’usage d’objets dangereux.
« Notre objectif est que l’élève vienne à l’école pour recevoir un enseignement et non avec l’intention d’agresser », a déclaré le préfet de police, soulignant que des actions d’anticipation avaient permis de contenir plusieurs situations.
Un appel à la responsabilité collective
Dès l’entame des échanges, le secrétaire général, Jocelyn Adépeau Yapo, représentant le préfet de région, a salué l’initiative de la Police nationale. Il a rappelé que l’école constitue « le creuset où se forge l’avenir de la nation » et que garantir la sécurité dans les établissements publics comme privés relève d’une « exigence absolue ». Dans un contexte marqué par de nouveaux défis sécuritaires, notamment l’intrusion de personnes étrangères aux établissements ou l’usage inapproprié des réseaux sociaux, il a insisté sur la nécessité d’une action concertée.
« Aucun acteur ne peut, à lui seul, garantir un environnement scolaire totalement sécurisé », a-t-il affirmé. Selon lui, l’administration, les forces de sécurité, les chefs d’établissement, les parents d’élèves et l’ensemble de la communauté éducative sont appelés à conjuguer leurs efforts.

Des rôles clarifiés et des engagements pris
Au terme des échanges, les rôles dévolus à chaque acteur ont été clarifiés. Les chefs d’établissement ont été invités à renforcer les dispositifs de contrôle d’accès et la sensibilisation interne. Les parents, de leur côté, sont appelés à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment en surveillant les regroupements suspects aux abords des écoles et en signalant toute information utile aux commissariats.
Lassina Traoré, superviseur général de la zone 3 des COGES, a salué l’initiative. Selon lui, la présence accrue de la police autour des établissements constitue un signal fort. Il a annoncé la convocation prochaine d’assemblées générales afin de relayer les recommandations auprès des parents d’élèves. Il a également évoqué la possibilité d’inviter régulièrement des policiers à s’adresser aux élèves, notamment lors des cérémonies de lever des couleurs.
Du côté des responsables éducatifs, la rencontre a été qualifiée de « fructueuse ». Plusieurs intervenants ont souligné la qualité des échanges et la pertinence des informations partagées. Certains ont exprimé le souhait d’une collaboration plus étroite et continue avec les forces de l’ordre, y compris lors des réunions de rentrée scolaire.
Un mécanisme de suivi annoncé
En clôture, le préfet de police a insisté sur la nécessité de transmettre rapidement toute information susceptible de prévenir un acte de violence. Il a assuré que les services de police restent disponibles « 24 heures sur 24 », invitant la population à ne pas hésiter à saisir les autorités compétentes en cas de besoin. 
Au-delà des déclarations, les participants ont convenu de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des recommandations formulées. L’ambition affichée est d’inscrire cette dynamique dans la durée afin d’améliorer durablement le climat scolaire dans la région.
Cette séance de formation marque ainsi une étape supplémentaire dans la stratégie de prévention des violences en milieu scolaire à Bouaké. Reste désormais à traduire les engagements pris en actions concrètes sur le terrain, avec l’espoir de garantir aux élèves un environnement d’apprentissage serein et sécurisé.
Démostaine DJE.