, des autorités administratives et sécuritaires, des organisations de la société civile ainsi que plusieurs partenaires engagés dans la promotion des droits de l’enfant.
Instituée pour perpétuer la mémoire des enfants de Soweto tombés le 16 juin 1976 alors qu’ils revendiquaient leur droit à une éducation de qualité, la Journée de l’Enfant Africain constitue également un moment de réflexion et de sensibilisation sur les droits fondamentaux des enfants du continent.

L’accès à l’eau et à l’hygiène, un enjeu majeur pour le bien-être des enfants
Ouvrant la cérémonie, le directeur du Centre de Réinsertion des Mineurs de Bouaké, Konan Bergson Arnaud, a rappelé la portée de cette célébration pour les structures en charge de la protection de l’enfance.
Selon lui, cette journée rappelle « notre responsabilité et notre engagement à reconnaître et à protéger les droits de chaque enfant, afin de lui garantir un environnement propice à son développement et à son bien-être ».
Le responsable du CRMB a souligné que les structures de prise en charge œuvrent quotidiennement à protéger, éduquer, former et accompagner les enfants vers leur insertion socioprofessionnelle. Il a également exprimé sa reconnaissance à la Direction de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse (DPJEJ) pour son accompagnement constant à travers des dons de kits d’hygiène et de matériels destinés à l’assainissement du cadre de vie des mineurs.
Abordant le thème de l’édition 2026, Konan Bergson Arnaud a insisté sur l’importance de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans le développement des enfants.
« L’eau est une source de vie. L’assainissement et l’hygiène sont des facteurs essentiels de santé, de bien-être et de développement », a-t-il déclaré, avant de relever que de nombreux enfants restent confrontés à des difficultés d’accès à ces services essentiels.

La DPJEJ salue les efforts du gouvernement et de ses partenaires
Pour sa part, la directrice de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse (DPJEJ), Vonan Lou Esther, a rappelé que cette journée demeure « un témoin fort de la lutte pour la reconnaissance et la promotion des droits de l’enfant ».
Elle a indiqué que le thème retenu cette année par le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant met en lumière un enjeu fondamental pour le développement harmonieux des enfants africains.
« L’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires adéquates et à de bonnes pratiques d’hygiène constitue une condition essentielle au développement harmonieux de l’enfant », a-t-elle affirmé.
Des perspectives d’amélioration des conditions de prise en charge des mineurs
La directrice de la DPJEJ a salué les efforts consentis par le gouvernement ivoirien ainsi que ceux du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme en faveur des enfants pris en charge dans les structures de protection judiciaire. Elle a notamment évoqué les dotations régulières en produits d’hygiène et d’assainissement destinées aux établissements spécialisés.
Elle a également adressé ses remerciements à l’UNICEF pour son appui constant à travers la fourniture de matériels et produits contribuant à l’amélioration des conditions de vie des mineurs.
Vonan Lou Esther a par ailleurs annoncé la réalisation prochaine de travaux d’assainissement au Centre de Réinsertion des Mineurs de Bouaké dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) Justice, avec l’appui de l’ONG Prisonniers Sans Frontières.
S’adressant aux enfants, elle les a exhortés à croire en leurs capacités et à cultiver les valeurs de justice, de respect, de solidarité et d’excellence.
« Vous êtes l’avenir de notre pays et de notre continent », a-t-elle déclaré, assurant que les institutions et les acteurs de la protection de l’enfant demeurent mobilisés pour leur offrir les meilleures conditions de vie et d’épanouissement.

Les enfants plaident pour un environnement sain et protecteur
Au nom des enfants, Kané A. Wilfrid, porte-parole des pensionnaires, a exprimé sa gratitude aux autorités pour les actions menées en leur faveur, notamment les dons réguliers de produits d’hygiène et d’assainissement.
Il a rappelé que cette journée est l’occasion de réaffirmer les droits fondamentaux des enfants, notamment le droit à l’éducation, à la protection, à l’écoute et à un environnement sain.
« Nous voulons vivre heureux, dans un environnement sain, accessible à l’eau potable, avec une installation sanitaire adéquate. Nous comptons sur vous pour nous garantir ce bonheur », a-t-il plaidé.
Cette célébration a été précédée de plusieurs activités préparatoires, notamment une interview du corps judiciaire du Tribunal de Première Instance de Bouaké, une cérémonie de lancement à la Maison de l’Enfance de Bouaké ainsi qu’un panel de réflexion réunissant les différents acteurs du secteur au Centre de Réinsertion des Mineurs de Bouaké.
La ville de Bouaké accueille pour la deuxième fois cette célébration nationale, témoignant de son engagement continu en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant.
Démostaine et E.K