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JEA 2026 : le SPJEJ mobilise enfants et acteurs judiciaires autour du droit à l’eau et à l’hygiène à Bouaké

JEA 2026 : le SPJEJ mobilise enfants et acteurs judiciaires autour du droit à l’eau et à l’hygiène à Bouaké

E n prélude à la Journée de l’enfant africain prévue le 16 juin 2026 au Centre de réinsertion des mineurs de Bouaké, le Service de protection judiciaire de l’enfant et de la jeunesse (SPJEJ) du tribunal de première instance de Bouaké a réuni, mercredi 11 juin, près de 200 enfants à la Maison de l’enfance.

Une célébration marquée par des messages forts en faveur d’un accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.

La Maison de l’enfance de Bouaké a servi de cadre à une cérémonie à forte portée sociale et éducative organisée par le Service de protection judiciaire de l’enfant et de la jeunesse (SPJEJ). Aux côtés des autorités judiciaires, des responsables des structures de protection de l’enfance, des éducateurs et des familles, environ 200 enfants ont pris part à cette activité inscrite dans le cadre des préparatifs de la Journée de l’enfant africain.

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Placée sous le thème national « L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants vivant en Côte d’Ivoire », cette rencontre a été conçue comme un moment de sensibilisation, de réflexion et d’expression pour les enfants.

Prenant la parole, l’inspecteur SORO Katiénéfolo, chef du SPJEJ de Bouaké, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une série d’activités destinées à annoncer la célébration officielle prévue le 16 juin prochain.

Selon lui, au-delà du caractère commémoratif, cette journée vise à interpeller les consciences sur les conditions de vie des enfants et sur la nécessité d’assurer leur accès effectif aux services essentiels.

Faire de l’eau et de l’hygiène un droit et non un privilège

Dans son intervention, le responsable du SPJEJ a souligné que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène demeure encore un défi pour de nombreux enfants.

Il a salué les actions engagées par la Direction de la protection judiciaire de l’enfant et de la jeunesse ainsi que les appuis apportés aux structures spécialisées à travers la fourniture de produits d’entretien, de kits d’hygiène et l’amélioration des conditions de prise en charge.

Le chef du SPJEJ a également mis en avant les actions de terrain menées dans les établissements scolaires et les communautés. Des campagnes de sensibilisation qui, selon lui, ont contribué à réduire certains phénomènes préoccupants tels que les violences en milieu scolaire, les départs anticipés en congé ou encore certaines formes de maltraitance des mineurs. DSCF0886

« Aucun enfant ne devrait grandir dans la précarité. Chaque enfant doit pouvoir évoluer dans un environnement sain et favorable à sa réussite », a-t-il insisté.  

Un appel collectif pour renforcer l’action en faveur des enfants

Représentant le directeur de la Maison de l’enfance, Camara Louise a rappelé que l’eau, l’assainissement et l’hygiène constituent des droits fondamentaux et non des privilèges.

Face aux difficultés encore observées dans plusieurs localités, elle a appelé les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les familles à renforcer leur engagement.

« Aux autorités, je dis, renforcez les politiques publiques en faveur de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, en particulier dans les zones rurales et les quartiers défavorisés. […] L'eau, l'assainissement et l'hygiène ne sont pas des luxes, ce sont des droits fondamentaux », a-t-elle déclaré, invitant également les enfants à devenir eux-mêmes des ambassadeurs des bonnes pratiques d’hygiène. 123-1

La voix des enfants entendue

Moment particulièrement fort de la cérémonie, l’intervention de Leila Aminata, porte-parole des enfants, a donné une résonance particulière au thème de cette édition.

Au nom de ses camarades, elle a rappelé que les enfants ont besoin d’un environnement sain pour apprendre, grandir et construire leur avenir.

Elle a lancé un appel aux autorités pour garantir l’application des lois protégeant les mineurs et favoriser un accès plus équitable à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires.

« Quand un enfant a accès à l’eau potable et vit dans un environnement sain, il devient un adulte capable de construire sa nation », a-t-elle affirmé.

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Une mobilisation avant le rendez-vous du 16 juin

Cette cérémonie de lancement a ainsi permis de donner le ton des activités prévues dans le cadre de la Journée de l’enfant africain à Bouaké.

À travers cette mobilisation, les organisateurs entendent rappeler que la protection de l’enfance ne relève pas seulement des institutions spécialisées mais constitue une responsabilité collective.

Le rendez-vous est désormais pris pour le 16 juin au Centre de réinsertion des mineurs de Bouaké, où autorités, partenaires et populations sont invités à poursuivre la réflexion autour des droits et du bien-être des enfants.

Démostaine DJE. et E. Kuyo

Reportage TV  de la Cérémonie : 

 

D. Démostaine
D. Démostaine

Démostaine est Journaliste Reporter Images (JRI). Avec plusieurs années d’expériences dans le domaine de la communication et des médias, il s’engage à fournir une information fiable, vérifiée et accessible à tous. Passionné par l’écriture et le reportage de terrain, Démostaine a collaboré à divers projets. Contact : (+225) 07 58 90 42 43

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