Selon les explications du ministre, cette manifestation avait été initiée par des partis d’opposition non retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre prochain.
« Certains responsables politiques ont appelé leurs militants à descendre dans la rue, en violation de l’article 138 de la Constitution et malgré la décision du préfet d’Abidjan. Ils pensaient pouvoir manifester en toute impunité », a-t-il dénoncé.
Le ministre s’exprimait à la Préfecture de Police d’Abidjan, aux côtés du préfet Andjou Koua et du contrôleur général de police Dosso Siaka, lors d’un point de situation tenu à 11h30.
Les forces de l’ordre déployées pour maintenir le calme
Face à ce mot d’ordre jugé illégal, les forces de sécurité ont été mobilisées dans les quartiers sensibles de la capitale économique afin d’assurer la sécurité des citoyens et de garantir la libre circulation.
Le Général Diomandé a salué le professionnalisme et la retenue des forces de l’ordre, tout en regrettant la présence, parmi les personnes interpellées, de jeunes et de femmes “instrumentalisés”.
« Heureusement, la grande majorité de la jeunesse ivoirienne a compris que la violence n’est pas la voie à suivre », a-t-il déclaré, précisant que quelques échauffourées mineures ont été enregistrées à Blockhauss et Angré Château.
“La Côte d’Ivoire doit préserver son image”
Le ministre a par ailleurs tenu à rassurer que la situation reste calme sur l’ensemble du territoire national.
« La Côte d’Ivoire a suffisamment avancé. Elle n’a pas intérêt à sombrer dans le désordre. Notre pays est envié et admiré ; chacun doit préserver cette belle image », a-t-il exhorté.
Les interpellés répondront devant la justice
Concernant les personnes arrêtées, le ministre a été ferme : elles seront traduites devant la justice si les enquêtes en cours le justifient.
« Si vous avez été pris dans le cadre d’une manifestation non autorisée, vous répondrez devant la loi », a-t-il prévenu.
Pour rappel, selon l’arrêté préfectoral n°093/PA/CAB du 10 octobre 2025, aucune demande officielle de marche n’avait été enregistrée pour la date du 11 octobre. Le préfet Andjou Koua avait ainsi pris des mesures destinées à garantir la sécurité des populations et la sérénité du processus électoral à Abidjan.
À quelques jours du scrutin présidentiel, le maintien de l’ordre et le respect des règles apparaissent plus que jamais comme des conditions essentielles à la crédibilité et à la transparence du processus électoral.
E. Kuyo