Objectif : dénoncer un climat politique jugé dangereux et plaider pour une médiation internationale.
Un constat préoccupant
Pour le PDCI-RDA, la Côte d’Ivoire s’éloigne des principes démocratiques. Le parti pointe trois préoccupations majeures : - Absence de dialogue sincère entre pouvoir, opposition et société civile ; - Exclusion des candidatures emblématiques comme celles de Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan ; - Non-révision de la liste électorale, privant des centaines de milliers d’Ivoiriens de leur droit de vote.
Selonle parti, ces blocages traduisent une stratégie de « verrouillage électoral » qui compromet la légitimité du scrutin du 25 octobre.
L’appel à l’ONU et mise en garde solennelle
Face à ce constat, le PDCI-RDA a adressé un communiqué, daté du 22 septembre, appelant le Secrétaire général de l’ONU à initier rapidement une médiation. L’objectif affiché est clair : créer les conditions d’un dialogue politique inclusif et garantir des élections transparentes sous supervision internationale.
« La Côte d’Ivoire est à un tournant. Il faut choisir entre l’exclusion et la réconciliation nationale », a déclaré la direction du parti. Tout en réaffirmant sa disponibilité à participer à une solution consensuelle, le PDCI-RDA insiste sur l’urgence d’agir pour éviter que le pays ne retombe dans ses vieux démons.
Pour le parti fondé par Félix Houphouët-Boigny, la démocratie ne peut pas être décrétée : elle se construit par le dialogue et l’inclusion. En lançant cet appel à l’ONU, le PDCI espère forcer un sursaut collectif avant l’échéance électorale.
E. Kuyo