Placée sous le thème « Pour la paix, il n’est pas encore trop tard » , la mobilisation devait relier le carrefour Saint-Jean de Cocody au carrefour de la Société aux Deux-Plateaux. Les organisateurs affirment avoir respecté toutes les procédures légales, en notifiant officiellement les ministères de l’Intérieur et de la Défense le 29 septembre.
Contestation et report
Le PPA-CI a rejeté les déclarations du porte-parole du gouvernement, selon lesquelles les autorités n’auraient pas été informées de la marche. Dano Djédjé y voit une volonté de « travestir la vérité et de semer la confusion ».
Le parti dit également prendre acte de la décision du Conseil national de sécurité (CNS) d’interdire toutes les marches sur le territoire. « Afin d’éviter tout débordement et toute incompréhension, nous avons décidé de reporter notre mobilisation », a précisé le dirigeant, qui a présenté ses excuses aux militants.
Revendications et appel à la vigilance
La marche du 11 octobre sera, selon l’opposition, l’occasion de réclamer la libération « immédiate et sans condition » des prisonniers politiques, qualifiée de « violation grave des droits et libertés fondamentales ».
Dano Djédjé a également dénoncé des « manœuvres hostiles » visant à discréditer le PPA-CI. « Des individus malintentionnés projettent de commettre des actes délictueux pour nous les imputer », a-t-il prévenu, insistant sur le caractère républicain et pacifique de l’initiative.
Enfin, il a exhorté les militants à rester mobilisés et vigilants, à ne céder à aucune provocation et à maintenir intacte leur détermination.
E. Kuyo