Dénommé « Renforcement de la capacité d’adaptation et de la résilience des communautés rurales au changement climatique dans le bassin versant du Bandama en Côte d’Ivoire (PACCB-CI) », ce projet a pour objectif d’offrir des solutions concrètes aux problématiques environnementales et agricoles de cette zone.
Le ministre Jacques Assahoré Konan a insisté sur l’importance de cette initiative pour les régions concernées, à savoir le Gbêkê, le Bélier et la Marahoué, fortement touchées par les conséquences du dérèglement climatique. Il a rappelé que le secteur agricole, qui contribue à hauteur de 22 % au PIB et emploie près de 60 % de la population active, est particulièrement vulnérable.
Les prévisions indiquent que les phénomènes climatiques pourraient entraîner une baisse de 13 % du PIB d’ici 2050, exposant 1,63 million de personnes à l’extrême pauvreté. Le bassin du Bandama, considéré comme un pôle agricole stratégique, regroupe les principales cultures telles que le riz, le manioc, le cacao, ainsi que d’autres denrées vivrières et d’exportation.
Le projet PACCB-CI cible les faiblesses dans la gestion agricole et des ressources en eau, en mettant un accent particulier sur les chaînes de valeur du riz, du manioc et du cacao.
Selon Jean Yves Konan, coordonnateur du projet, cette initiative a pour objectif d’accroître la productivité agricole, de renforcer la capacité d’adaptation des agriculteurs, de soutenir les moyens de subsistance des femmes et des jeunes, de mettre en place un cadre réglementaire solide et d’accompagner les conseils régionaux dans l’intégration du climat dans leurs plans de développement.
Le projet s’articule autour de trois axes principaux qui sont : - Mise en place de systèmes d’information climatique et d’alerte précoce pour une meilleure planification des filières manioc, cacao et riz ; - Promotion d’une agriculture et d’une post-récolte résilientes au climat, avec une diversification des activités génératrices de revenus ; - Renforcement des capacités institutionnelles, de l’engagement politique et de la gestion des connaissances.
Ce projet de cinq (5) ans bénéficiera à plus de 93 000 producteurs agricoles dans les trois régions ciblées.
Doté d’un budget global de 3,285 milliards F CFA, il est financé par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), avec l’appui technique du PNUD et de la FAO.
Aphonse Kouamé pour LEWI 24