Selon la chancellerie congolaise, des manifestations hostiles aux étrangers ont été observées ces derniers jours dans plusieurs régions du pays, notamment au KwaZulu-Natal et au Cap-Occidental, ainsi que dans certaines grandes agglomérations. Des informations concordantes évoquent par ailleurs de nouveaux rassemblements prévus dans la province du Gauteng, du 27 au 29 avril, une période marquée par la célébration du Freedom Day.
Les autorités diplomatiques redoutent des débordements ponctuels dans ce contexte sensible, où les tensions identitaires refont surface.
Appel à la vigilance et mesures de précaution
Face à ces risques, l’Ambassade recommande à la communauté congolaise d’éviter les zones de rassemblement, de limiter les déplacements non essentiels et de s’abstenir de toute interaction avec les manifestants. Elle insiste également sur la nécessité de suivre les canaux d’information officiels et de renforcer la sécurité autour des domiciles et lieux d’activités.
Les opérateurs économiques sont, quant à eux, invités à adapter leurs horaires, voire à suspendre temporairement leurs activités durant les journées les plus exposées, afin de garantir la sécurité des personnes et des biens.
Coordination diplomatique et assistance consulaire
L’ambassade assure maintenir une étroite collaboration avec les autorités sud-africaines pour veiller à la protection des ressortissants congolais. Les services consulaires restent mobilisés pour toute assistance, notamment en cas de situation d’urgence.
Une question politique à l’échelle du continent
Au-delà des mesures de précaution, cette nouvelle flambée de tensions pose avec acuité la question de la gestion politique de la xénophobie en Afrique du Sud, pays emblématique de la lutte contre l’apartheid sous Nelson Mandela.
La persistance de ces violences entre communautés africaines fragilise non seulement la cohésion sociale interne, mais interroge aussi les fondements de la solidarité continentale portée par l’Union africaine.
Reste désormais à savoir quelle réponse politique et sécuritaire les autorités sud-africaines entendent apporter pour contenir ces dérives et éviter qu’elles ne dégénèrent en tensions diplomatiques entre États africains.
E. K