Sans être placé en détention, le chanteur a toutefois été soumis à un contrôle judiciaire, assorti d’une obligation de cautionnement. Le montant de cette caution n’a pas été communiqué.
Des accusations liées à des opérations financières complexes
D’après le parquet national anticriminalité organisée, le PNACO, Gims est notamment mis en examen pour « concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit », ainsi que pour « blanchiment en bande organisée de biens ou fonds provenant d’une fraude fiscale aggravée ».
Selon des sources proches du dossier relayées par la presse, le chanteur contesterait toute implication consciente dans d’éventuels mécanismes frauduleux. Ces derniers auraient notamment servi au financement d’un projet immobilier de luxe à Marrakech, baptisé Sunset Village Private Residences .
Une interpellation à l’aéroport Charles-de-Gaulle
En milieu de semaine, le rappeur de 39 ans avait été interpellé à son arrivée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, un important hub international situé en région parisienne. Il venait d’atterrir lorsqu’il a été contrôlé par les services douaniers, selon des informations initialement rapportées par Africa Intelligence.
Cette interpellation s’inscrivait dans le cadre d’une enquête ouverte pour blanchiment en bande organisée. L’artiste, de son vrai nom Gandhi Djuna, a ensuite été placé en garde à vue afin d’être entendu par les enquêteurs.
Une enquête financière aux ramifications internationales
Au cœur de l’affaire, les enquêteurs s’intéressent à un vaste réseau supposé de criminalité financière. Celui-ci impliquerait des structures créées dans plusieurs pays afin de contourner la fiscalité, émettre de fausses factures et dissimuler des fonds d’origine douteuse.
Toujours selon les informations d’Africa Intelligence, plusieurs anciens trafiquants reconvertis dans des activités financières illégales seraient déjà mis en cause dans ce dossier. Le projet immobilier concerné, situé à Marrakech, comprendrait 118 villas de luxe et aurait été lancé en 2025.
Contacté par l’AFP et relayé par Le Figaro, l’avocat de Gims, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade de la procédure.
Alors que l’enquête se poursuit sous la direction du PNACO, le nom de l’un des artistes les plus influents de la scène musicale francophone se retrouve désormais au cœur d’un dossier judiciaire tentaculaire, mêlant luxe, finance et soupçons de blanchiment à grande échelle.
E. KUYO