D’après un rapport de l’ONU relayé par l’agence Reuters, le M23 aurait visé des personnes soupçonnées d’appartenir aux FDLR, un autre groupe rebelle composé notamment d’anciens combattants hutus impliqués dans le génocide rwandais de 1994.
Le chef du M23, Bertrand Bisimwa, a contesté ces accusations, les qualifiant de "campagne de diffamation", mais a promis une enquête interne.
Des témoins sur place ont confirmé à des activistes locaux avoir vu les rebelles tuer plusieurs dizaines de personnes, majoritairement des Hutus congolais.
Cette attaque est l’une des plus violentes depuis la reprise des combats entre le M23 et l’armée congolaise. Elle intervient alors que les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, tentent de conclure un accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Un accord signé en juin à Washington prévoit que la RDC combatte les FDLR, pendant que le Rwanda retire ses troupes de l’est congolais.
Ces opérations devaient commencer le 28 juillet, mais les progrès restent flous.
Le M23 et le gouvernement congolais se sont engagés à avancer vers la paix d’ici le 18 août.
E. Kuyo pour Lewi 24