Dans une dynamique de sensibilisation des jeunes et des communautés pour des scrutins apaisés, le COSO a parcouru ses dix régions d'intervention.
Des ateliers pour promouvoir le vivre-ensemble
À travers des ateliers, des experts ont entretenu les populations sur les valeurs du vivre-ensemble. Le directeur régional de la Jeunesse du Folon, Ouattara Andy, a, au cours de sa présentation à Minignan, défini le civisme comme étant « l’attitude d'un citoyen, caractérisée par le respect des lois, des règles et de la dignité humaine pour le bien commun et la vie en société ».

Le Projet de Cohésion Sociale des Régions Nord du Golfe de Guinée a initié la première étape des sessions de renforcement des capacités des jeunes des dix régions d'intervention du 29 septembre au 10 octobre 2025. Ce projet, intégré dans la composante 1.3 du programme COSO, vise à outiller les jeunes pour qu'ils deviennent des acteurs de changement au sein de leurs communautés.
Lutter contre le discours de haine
Le président de la Commission régionale des droits de l'homme du Folon, Coulibaly Dramane, a, pour sa part, invité les participants à éviter les discours de haine en cette période électorale. Le discours de haine, selon lui, « englobe toute parole, message, vidéo ou image injurieuse qui attaque, insulte, rejette ou incite à la violence contre une personne ou un groupe en raison de son origine, de sa religion, de sa langue, de son ethnie, de son appartenance politique, culturelle ou de son genre. Cela peut menacer la paix sociale ».
Des jeunes engagés pour la cohésion
Bamba Mamadou, vice-président de la jeunesse de Diamdeguela, et Sangaré Fatoumata, ayant bénéficié de cette formation, s'engagent à être des ambassadeurs auprès de leurs communautés : « après cette formation, nous prenons l’engagement de sensibiliser les jeunesses à consolider les liens du vivre-ensemble dans nos familles respectives. »
La formation sur le civisme, la paix et la cohésion a été une pierre angulaire de ces sessions. « C'est un signe de cohésion sociale », a affirmé Aimon-Aimé Désiré, le spécialiste en charge de la promotion des jeunes et de la cohésion sociale, soulignant l'importance d'une telle initiative dans un monde en proie à des tensions croissantes. Poursuivant, il a insisté sur leur volonté de voir « chaque jeune, chaque femme et chaque homme » de leurs communautés être « équipé pour renforcer la paix et la citoyenneté ».

Un projet à fort impact dans les régions
Depuis trois mois, le projet COSO a touché près de 975 jeunes à travers 24 sessions dans huit régions. Cependant, il reste encore des étapes à réaliser, notamment à Bafing et Bounkani, pour finaliser l'engagement dans les dix régions d'intervention. À partir du 15 octobre, le projet COSO prévoit de lancer les activités génératrices de revenus (AGR), un appel à projets destiné à renforcer l'autonomie et le leadership des jeunes.
« Nous visons à soutenir près de 600 jeunes à travers des sessions professionnelles », a-t-il ajouté, témoignant de l’engagement indéfectible à transformer les défis en opportunités.
Pour rappel, le Projet de Cohésion Sociale des Régions Nord du Golfe de Guinée est financé par la Banque mondiale, avec pour maître d’ouvrage le Cabinet du Premier ministre, et exécuté par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité. Il touche les régions des pays frontaliers du Golfe de Guinée, à savoir le Worodougou, le Bounkani, le Folon, le Béré, le Bafing, le Gontougo, le Poro, le Tchologo, la Bagoué et le Kabadougou.
Raïssa KONE- Stagiaire